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Cloud Gaming et Cloud Computing, quels sont les défis auxquels ces technologies doivent faire face ?

L’E3 est terminé, si l’on devait le résumer en un mot, ce serait « Cloud Gaming » tant ce terme semblait revenir dans toutes les conférences. Entre Microsoft annonçant la sortie prochaine de son offre xCloud, Bethesda proposant sa boîte à outils « Orion » pour favoriser la création de jeux basés sur le Cloud Gaming, ou encore Ubisoft dévoilant la disponibilité future de son offre UPlay + sur Google Stadia, Los Angeles a vibré au rythme des Data Centers ! Mais au fait, c’est quoi exactement le Cloud Gaming ? Quelle est la différence avec le Cloud Computing ? C’est ce que nous allons voir dans cet article ! 

Cloud Gaming

Cloud Gaming et Cloud Computing :

Comment un vieil ordinateur pourrait-il faire tourner les derniers jeux du moment, en qualité maximum et en 60 images par seconde ? La réponse est simple : ce n’est pas lui qui s’occupe du traitement de ces jeux, mais un serveur situé dans un Data-Center qui s’occupe tout bêtement de vous streamer un retour vidéo. Un peu comme lorsque vous faites un partage d’écran sur Skype, ou quand vous regardez un live sur Twitch. La différence dans le cas du Cloud Gaming, c’est que vos actions sont également renvoyées au serveur afin qu’il puisse les prendre en compte. On pourrait imaginer ça comme une forme de « streaming bidirectionnel ». Certains constructeurs proposent déjà la possibilité de tester le Cloud Gaming sur consoles et PC, que ce soit Sony avec son Playstation Now, ou Nintendo et son partenariat avec Ubisoft pour proposer Assassin’s Creed Odyssey en Cloud Gaming sur la Switch (uniquement pour les joueurs Japonais ou utilisant un VPN, comme ExpressVPN).  

Le Cloud Computing repose exactement sur le même principe, mais là où le Cloud Gaming propose un environnement uniquement conçu pour du jeu, et ne permettant que peu d’autres utilisations (mis à part le lancement d’hypothétiques applications sur Stadia comme Netflix ou YouTube par exemple), le Cloud Computing vous donne accès à un véritable ordinateur hébergé dans le Cloud. On peut notamment mentionner Shadow, le PC dans les nuages des français de chez Blade (cocorico !), qui propose à ses abonnés l’accès à une machine virtuelle tourant sous Windows 10, et bénéficiant d’une configuration à faire pâlir d’envie les PC premiums du marché. Le Cloud Computing permet donc de faire relativement plus de choses que le Cloud Gaming, et n’est pas uniquement réservé aux joueurs, puisque les créatifs à la recherche d’une machine puissante pourront également se tourner vers cette solution pour tout ce qui est modélisation 3D, retouche vidéo ou édition photo. Cependant un abonnement à un service de Cloud Computing est relativement coûteux et vous reviendra forcément plus cher qu’un abonnement au Playstation Now ou à Google Stadia (qui est gratuit dans sa version de base). 

Cependant il existe quelques contraintes qui risquent de ralentir l’adoption du Cloud Gaming et du Cloud Computing par chez nous. La première d’entre elle concerne la vitesse de connexion. En effet, le débit minimum requis par la plupart de ces services pour un accès confortable au Cloud Gaming est de 10 Mbit/s. Cela implique donc forcément un accès à Internet via la fibre optique (n’imaginez pas utiliser votre connexion 4G pour faire du Cloud Gaming, vous allez faire fondre votre forfait en quelques heures). Si cela n’est pas forcément un souci dans les grandes métropoles, les villes plus modestes risquent de devoir attendre encore quelques temps avant d’avoir accès au Cloud Gaming, le réseau fibré n’étant pas encore déployé partout. De la même manière, la quantité de Data Centers aura forcément un impact important sur la qualité de votre débit, et donc sur votre expérience de jeu. Si l’on ne se fait pas de soucis pour Google ou Microsoft, qui possèdent des serveurs à peu près partout dans le monde, ce n’est pas forcément le cas pour des entreprises plus réduites comme Blade. 

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